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Voilà plus d'un demi-siècle
que le talentueux guitariste Jean Bonal anime la vie du jazz français.
Ses noces d'or avec le jazz, valaient bien un disque. Il vient
de l'enregistrer en compagnie de quelques-uns de ses complices
des années 50, tels que Jean-Claude Fohrenbach au ténor,
Pierre Michelot à la contrebasse, Marcel Azzola à
l'accordéon, Roger Paraboschi et Philippe Combelle à
la batterie. Le jeune et brillant alto Stéphane Guillaume
- que l'on a pu applaudir récemment dans l'île avec
Claude Nougaro - s'est associé à la fête.
Une fête intimiste, pleine de tendresse et de nostalgie
où les amis de Jean Bonal improvisent une musique limpide
au swing léger autour de standards connus comme "Sweet
Georgia Brown", "Fascination rhythm", "Satin
Doll" ou plus contemporains comme "Pent up house"
(Sonny Rollins) ou "Armandos Rumba" (Chick Corea). Dans
un style sobre et coloré, qui privilégie les accords
à l'avalanche des notes, Jean Bonal nous offre cinq de
ses compositions qu'il joue avec coeur, avec élégance
et simplicité. Un bel exemple de jazz soft, sensible et
plein d'émotion. (A noter la belle illustration de la pochette
de l'album, signée du plus grand peintre de jazz actuel
: Sacha Chimkevitch).
Dr
JAZZ