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Etroitement associé au succès de "Amen" (1960), gravé en compagnie du quartette de l'organiste Lou Bennett, Jimmy Gourley a effectué une grande partie de sa carrière en France. Ses séjours dans des clubs comme le Tabou, le Mars Club, le Blue Note, le Chat qui Pêche et, plus récemment le Bilboquet ou le Caveau de la Montagne, lui ont donné l'occasion d'accompagner tous les solistes américains de passage à Paris, de Stan Getz à Bud Powell en passant par J.J. Johnson et Zoot Sims. Cet album, qui date de 1981, a été enregisteré avec la section rythmique de Stan Getz qui se produisait alors au New Morning. Saisissant cette heureuse opportunité, Jimmy Gourley avait alors utilisé les services de Lou Levy, Marc Johnson et Victor Lewis pour graver ce recueil. Mettant en valeur un répertoire constitué de standards du jazz (Don't blame me) et de compositions personnelles (Tats), Jimmy Gourley évite les effets tape-à-l'oeil trop répandus chez nombre de guitaristes actuels. Remarquablement soutenu par ses brillants accompagnateurs, il développe un jeu châleureux, nuancé et lyrique et dont l'élégance reste la caractéristique principale. Sur "Embraceable you" apparaît un mystérieux saxophoniste nommé Dju Berry... qui n'est autre que Stan Getz se dissimulant sous un postiche pour des raisons contractuelles.
Alain Thomas