"WALKING IN L.A." - JAZZ HOT

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Awards: indispensable

Pour son premier enregistrement sous son nom, en 1980, Marc Hemmeler fit coup double. En s'attachant les services d'une rythmique superlative bien sûr, mais aussi parce que "Walking in L.A." et les tournées qui s'ensuivirent marquèrent le retour de Ray Brown sur les scènes européennes, qu'il n'avait plus foulées depuis quelque quinze ans. Coup double... voire "coup triple". Car le pianiste suisse, accompagnateur hors pair et soliste remarquable (et Stéphane Grappelli ne s'y était point trompé, qui fit souvent appel à lui dans les années soixante-dix), livrait avec ce "petit" album quarante minutes d'une musique pétillante, rafraîchissante, et deuxc superbes compositions originales, le délicat "Yapad De Papa" et le thème-titre, un blues aux accents funky. Le style du pianiste, tout de pleins (la si jolie "Gravy Waltz" du bassiste, jouée ici à quatre temps, "Walking in L.A.") et de déliés ("Spring Can Hang Up You"), avec comme constante une volonté évidente de laisser respirer la musique, s'accordait à merveille avec les balais virevoltants de Shelly Manne et la robutesse et le sens de l'à- propos de Ray Brown (voir ses fills lors de l'exposé de "In Your Own Sweet Way").