LA PLAYLIST ELABETH

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Player Elabeth

A l’occasion de la sortie de leur album

"STATIC SHOCK"

résultat d’un an de travail sur le continent et outre-Manche

rencontre avec

Sam COOMBES et Rob CHAPMAN, deux musiciens Anglais basés à Paris


PARLEZ NOUS DE LA NAISSANCE DE VOTRE QUARTET AVEC MAURO GARGANO ET FREDERIC DELESCTRE?

SC: Mauro a intégré notre groupe le premier, en 2002.
RC:
Des mon arrivée a Paris j’ai enconré Mauro au Petit Opportun. Nous nous sommes perdus de vue pendant un bon moment et puis nous avons eu quelques concerts alors nous l’avons alors invité a jouer avec nous .
SC:
Oui, et puis j'ai fait la connaissance de Frédéric à travers Mauro. Ils étudiaient tous les deux au CNSM à l'époque le projet de créer un quartette a commencé à prendre forme.


TOUS LES MORCEAUX DE VOTRE NOUVEL ALBUM STATIC SHOCK SONT DES ORIGINAUX, LES STANDARS NE VOUS INTERESSENT PLUS?

RC : Je ne dirais pas que c’est un choix que l’on a fait inconsciemment mais nous avons de plus en plus d’idées au niveau des compositions et nous voulions profiter de l’opportunité de les enregistrer. Dans l’avenir, j’aimerais revisiter les standards, surtout ceux qui sont les moins connus. En tout cas, nous en jouons toujours un ou deux pendant nos concerts.
SC:
J’aime toujours jouer des standards, et surtout avec de nouveaux arrangements, mais pour le moment j’ai plutôt envie que nous nous concentrions sur l’interpétation de nos compositions. Cela  permet de développer une approche de la musique plus personnelle.


AVEZ VOUS UNE APPROCHE PARTICULIERE DE LA COMPOSITION?

RC: Pas vraiment, je peux commencer avec un petit noyau d’une idée qui m’accroche et essayer de construire quelque chose autour, ou bien je peux commencer avec une série d’accords qui me semblent biens et puis chercher quelque chose, une mélodie et un groove peut-être pour aller avec. Sinon, il m’est arrivé de n’avoir qu’une idée très vague du son global, les “couleurs” et puis essayer de trouver des idées qui correspondent. Jusqu’ici, je ne peux pas vraiment généraliser mon approche de la composition. Ce qui est dommage en tout cas c’est qu’on peut passer des heures et des heures en cherchant quelque chose au piano sans succès et puis on y revient le lendemain et ca marche tout de suite!
SC:
Les idées pour la composition commencent à prendre forme de diverses manières. Pour ce qui est de mon approche, je dirais que jusqu’ici mes compositions ont reflété les différents « sons » que j’aime. Cela commence souvent par l’improvisation : un style de jeu qui m’inspire à écrire un certain type de morceau.


QUELLES SONT ELS DIFFERENCES, SELON VOUS, ENTRE LES SCENES JAZZ A PARIS ET A LONDRES?

SC: A Paris il existe une tradition de jazz classique—pendant longtemps on la trouvait surtout au Petit Opportun—qui n’a pas existé en Angleterre, ou en tout cas pas de la même manière. L’absence d’une telle ‘école’ de jazz en Angleterre a fait que, depuis les années 80 surtout, les jeunes musiciens ont adopté une approche assez ouverte, même expérimentale, vis-à-vis de cette musique. Il y a aussi un courant expérimental du jazz français , mais il s’est dévéloppé autrement, peut-être plus en rapport avec la tendance jazz ‘Européen’.      
RC: Si j’avais à généraliser je dirais que, globalement, on trouve plus le jazz classique à Paris et des choses plutôt du genre “fusion” a Londres. Je trouve que c’est un peu dommage qu’il n’y ait pas un peu plus d’interaction entre les deux mais ça va peut-être venir un jour.

Entretien réalisé par Daniel. BELAMY