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Vendredi 14 (CD)

Luigi Trussardi -

℗ & © 1994 - ELA 621017

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ELA 621017

Disponibilité : en stock !

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Musics

01 - Sonor
02 - Along Came Betty
03 - Le Khan Guru (Téléchargeable via l'onglet "Télécharger")
04 - Quiet Moments
05 - True Sardi
06 - Ask Me Now
07 - Be Bop A Lolo
08 - Au Planning
09 - Vendredi 14
10 - Petite Biche
11 - I Didn't Know What Time It Was
12 - 245

Anne Ducros : Chant
Marc Thomas : Chant, Sax
Olivier Hutman : Piano
Pierre Dor-Ragon : Guitare
Luigi Trussardi : Basse et Basse Piccolo sur 3, 6, 12
Charles Bellonzi : Batterie

Produit par Didier Drussant pour le Label Elabeth
Enregistré en 1994 au studio "La Tretoire" par Michel Denis & Pierre Comblat
Mixé au Studio du Petit Pont par Didier Drussant
Photo de couverture : Bernard Martinez

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PREFACE DU CD (par François Lacharme) :

Pourquoi faire un disque ? La question est culottée si l'on songe à la quantité absurde d'enregistrements mis sur l'étal chaque mois, et sur la nécessité desquels il vaut mieux jeter un voile pudique. Faire un disque, ce n'est plus donner à entendre, encore moins à écouter. C'est occuper le terrain, dire que l'on existe, accéder aux tournées. Faire de l'argent, si l'on est naïf. Luigi Trussardi est l'archétype du musicien qui n'a aucunement besoin de faire un disque. Sa reconnaissance, son centimètre carré d'ego, on les entretient pour lui : il aurait pu s'asseoir sur un passé glorieux, se contenter de la longue étape avec Nougaro, constituer son pré-carré de souvenirs et tirer sa révérence. Mais il est irremplaçable. C'est du moins ce que pensent tous les souffleurs, les pianistes et autres vocalistes -les bassistes aussi, pour qui il représente la fixité du totem. Combien de fois ai-je entendu implorer, en dix ans de programmation musicale "Appelle donc Luigi !", exhortation de dernier recours, assurance tous risques, certitude du zéro-défaut dans l'industrie rythmique. "Rhythm is his business" aurait dit Jimmy Lunceford, qui en avait fait sa devise... Il y a des raisons à cette mono maniaquerie : on peut jouer avec un batteur un peu retardataire et un tantinet raide (il suffit, si l'on peut dire, de jouer contre lui...) On peut fermer la bonne oreille si le pianiste esquinte un accord crucial. On ne peut pas tolérer l'approximation chez un bassiste. Luigi Trussardi est l'homme des certitudes. Il est, à sa manière, un fondamentaliste : l'accord proprement décomposé dans le temps mais sur le temps, l'art d'accompagner, mais aussi de raccompagner le soliste vers la sortie, l'attaque franc du collier, la note dont le bois s'épanouit ce qu'il faut avant que la suivante ne l'étouffe en douceur : c'est ce strict minimum -qui tient pourtant du luxe- qu'Ellington aima chez Jimmy Blanton et Oscar Pettiford. C'est ce sur quoi Miles Davis braisait ses phrases pendant que Paul Chambers était au charbon. C'est ce que Luigi Trussardi perpétue. Doublement, d'ailleurs : la basse piccolo, piège pour la justesse, rend ici justice à son chant. Honneur aux invités ! Charles Bellonzi, d'abord, "tandemisé" naturellement avec le contrebassiste : histoires confondues, parcours parallèle. La batterie selon Kenny Clarke, c'est-à-dire la précision, le drive, la netteté. Le bebop, bien sûr. Une charleston que l'on entend se fermer sans ferrailler, une caisse claire qui a de la sève et des balais aux poils drus. Une batterie au sens le plus organiquement noble. Charles "Lolo" Bellonzi compose aussi ; comme un mélodiste. CQFD. D'Olivier Hutman, on pourrait déjà admirer ce qui saute aux oreilles : une sorte de virtuosité batailleuse, auto-suggestive, de celles qui exhortent au dépassement. Largement suffisant pour justifier sa présence. Il possède pourtant ce qui ne s'acquiert qu'au long cours, après avoir décimé réflexes, icônes, notes polluantes : un sens extraordinaire du placement et de la dynamique. Je sais, pour l'avoir souvent observé, quelle jubilation secrète il éprouve à voir s'enfoncer les touches d'un accord à peine arpégé, comme pour en étirer le swing à l'extrême limite. Vous l'entendez, vous le voyez. Vous sentez l'immense culture, mûrie à l'écoute de ceux qui étaient forcément autre chose que des pianistes : Nat "King" Cole, Ahmad Jamal, Herbie Hancock. Ceux qui ont trouvé. Un guitariste, Pierre Dor-Ragon : sans le connaître, on sait pourquoi il est là. Il phrase comme Luigi lui-même conçoit ses chorus, en limitant les moyens à la stricte nécessité de ce qu'il doit raconter. Jimmy Raney ou René Thomas ne s'y seraient pas pris autrement. Mais qui s'en souvient, de ce jazz où l'épure valait tous les plans, toutes les recettes ? Peut-être bien Marc Thomas, qui devra encore supporter l'anathème qu'on réserve aux inclassables. Il est saxophoniste. Il sait chanter : paroles, scat et euphonie. C'est beaucoup ? Tant mieux : les disciplines ne s'annulent pas, elles se nourrissent. Je retrouve la nonchalance gracieuse de Dexter Gordon, sa sonorité palpable, le temps qu'il donne aux notes. Un brin plus technicisé, peut-être : dès lors, comment pourrait-il mal chanter ? Et Anne Ducros, Américaine ou Française ? Comme Mary Pierce, alors ? Je vous le demande. Pourquoi faire un disque. Eh bien, justement...
François Lacharme

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ARTICLES DE PRESSE :

Il est des disques d'amitié qui portant bonheur. "Vendredi 14" est de ceux-là : Luigi Trussardi a bien de la chance de se retrouver en aussi amicale compagnie. Après des années de carrière, au niveau où le contrebassiste s'est toujours situé, pourquoi réaliser un disque sous son nom sinon pour se faire plaisir ? On comprend donc que Luigi ait réuni en studio des proches, comme le pianiste Olivier Hutman, le saxophoniste et chanteur Marc Thomas, le guitariste Pierre Dor-Ragon et la chanteuse Anne Ducros, sans oublier le compagnon de toujours, le batteur Charles Bellonzi. Comment s'étonner, dès lors, que le disque s'ouvre sur un thème de Kenny Clarke (Sonor), où "Lolo" Bellonzi fait montre de ses talents. Le reste du répertoire est à l'avenant : Benny Golson (Along came Betty), Thelonious Monk (Ask me now), Eric Dolphy (245) et Richard Rodgers (I Didn't know what time it was) y côtoient la famille trussardienne déjà citée, plutôt inspirée lorsqu'elle manie la plume. Peu importe, en définitive, que quelques solos nous laissent sur notre faim : le plaisir est intact. Et l'on remercie Luigi de s'être mis, pour une fois, en avant (il manie même, sur trois titres, la basse piccolo, avec émotion et justesse). Sans toutefois se départir de la réserve qui sied à son intelligence musicale.
Arnaud Merlin

 

Awards : Sélection
Il est peu connu du grand public. Pourtant Luigi Trussardi fait partie des musiciens français très appréciés de ses confrères et des amateiurs ; le bassiste est un sideman idéal, et l'homme ne manque pas d'humour. Ce premier album enregistré en tant que leader le représente tout à fait : une musique structurée, élégante, simple, se référant à une tradition. Ses partenaires ont fidèlement servi l'esprit de ce projet en y apportant leur personnalité. Luigi Trussardi trouve chez Olivier Hutman et Charles Bellonzi une complicité chaleureuse qui rend certaines plages particulièrement fortes. Parmi les réussites, citons "Vendredi 14" et surtout "Ask me now". Un bel enregistrement. Dommage que le livret soit faible.
Felix W. Sportis

Quand on évoque le nom de Luigi Trussardi, on pense à la rue St Benoît, à Claude Nougaro, aux trios Vander et Hutman, à des séances d'enregistrements (Stéphane Grapelly, Philly "Joe" Jones, Duke Jordan, etc...) à tel festival ou à tel concert, bien entendu. Le contrebassiste a eu la bonne idée d'ajouter deux voix et une guitare au trio Hutman dont il fait partie avec Charles Bellonzi. On est séduit par la précision et la musicalité de Luigi, musicien au style et au swing étonnants de beauté. il est d'une grande justesse quand il se met à la basse-piccolo, par exemple, dans "Vendredi 14" dû à sa plume, composition dans laquelle la voix d'Anne Ducros est envoûtante. Si quelques thèmes sont signés de Luigi Trussardi, Lolo et le pianiste Olivier Hutman, il y a une relecture de ballades ou de thèmes "bop". Dans "Along came Betty", Marc Thomas et Anne Ducros "scattent" avec bonheur et, dans son chorus, Luigi fait une brève citation de John Coltrane "Syeeda's song flute". Luigi Trussardi nous fait aimer la basse et sur les sur les 12 titres de ce compact, il démontre sa sensibilité de musicien et sa culture d'instrumentiste. L'excellent texte de livret est signé François Lacharme.
Joseph Giscard

 

Trussardi and Bellonzi sound no less enthusiastic driving a full quintet/sextet on "Vendredi 14". The full group isn't always used. "True Sardi" is an uptelmpo rhythm section feature with a rippling solo by Hutman. "Ask me now" is a feature for overdubbed piccolo bass. Saxophonist Marc Thomas has a burly, rough-hewn sound on tenor and a similar sound on soprano which serves him well on "Au planing". His vocal on "I didn't know what time it was" are expendable.Singer Anne Ducros has a horn-like delivery and is an intrepid improvisor. Check out her scat chorus on "Be bop a Lolo". This is solid, mainstream bop-based music which should satisfy listeners of the genre.
Robert Iannapollo

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