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The Music Of Horace Silver (CD)

Yves Brouqui -

℗ & © 2000 - ELA 621061

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ELA 621061

Disponibilité : en stock !

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Musics

01 - Quicksilver
02 - Horacescope
03 - Love Walk
04 - No Smoking
05 - Creepin'In
06 - Yeah
07 - Sweet Stuff
08 - The Saint Vitus Dance
10 - I Remember Dan (Téléchargeable via l'onglet "Télécharger")

Luigi Trussardi : Basse et Basse Piccolo
Laurent Couthaliac : Piano
François Ricard : Batterie
David Sauzay : Saxophone Tenor
Gaël Horellou : Saxophone Alto

Produit et enregistré les 26 avril et 12 mai 2000 au Studio du Petit Pont par Didier Drussant
Mastering : Bruno Enriquez
Photo de couverture : Lionel Barbe

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PREFACE DU CD (par François Lacharme) :

Alors que tout, en musique, semble aujourd'hui tenir lieu d'évènement, il faut oser le chemin du bebop. Langage commun, voie royale? Clichés rassurants, au mieux! Disons plutôt: ce qui reste quand on a tout oublié. Derrière les codes, le protocole, vademecum de tout jazzman, il y a une formule secrète, un lien transcendant entre l'artiste et cette histoire qu'il éclaire autant qu'il est éclairé par elle. Luigi Trussardi est bassiste, parfois violoncelliste. Autrement dit, il structure en s'effaçant.

S'il existe un nombre d'or en jazz, lui et ses musiciens en sont les détenteurs. J'irai jusqu'à dire les artisans. Ils me font penser à ces peintres qui reviennent à l'apprêt, à la préparation de la toile, au broyage des couleurs, à ce rituel où le laborieux, l'industrieux, sous-tendent en juste proportion le plaisir qu'ils vont faire naître.

Leurs sources? Horace Silver, reflets d'argent et blues qui tangue; Thelonious Monk, musique savante, énigmatique et patafiole; Kurt Weil, vaisseau de brumes et de songes; Bud Powell, si pressé d'être, le temps d'un fulgurant éclair; Gigi Gryce, à coup sûr grand prix de Rome s'il eût existé pour le jazz; Parker et Gillespie, ceux par qui rien ne serait plus comme avant.

La musique de ce CD aurait pu être enregistrée il y a 50 ans, mais elle semble presque avoir été créée hier soir. Cette résistance à la datation est un signe: en se permettant pareil grand écart, Luigi Trussardi et ses musiciens réconcilient les contraires, conjuguent la nostalgie au présent, dévoient l'horloge du temps pour lui inventer d'harmonieux cliquetis. Nés poètes, devenus ouvriers: c'est la marque des grands, aussi humbles soient-ils...
François Lacharme

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NOTES (par Jean-Michel Reisser) :

Luigi est un des plus grands bassistes français de tous les temps ! A plus de 60 ans, il nous le prouve ici avec cet hommage à Monk et Bud Powell. Entouré de jeunes lions inconnus mais ô combien excellents !, il nous livre un passionnant survol de sa musique avec des arrangements simples mais toujours frais et surprenants. Il est aussi un des meilleurs à la piccolo basse ("Crépuscule with Nelly", "My ship"); une maîtrise parfaite, un phrasé, un gros son et une justesse infaillible ! Un tout grand quoi !
Bonne écoute
Jean-Michel Reisser

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ARTICLES DE PRESSE :

Awards: 4 étoiles
On entend déjà les grincheux : encore du bebop, un répertoire rabâché, du jazz sans surprises...
Les grincheux feraient bien d'ouvrir leurs oreilles. D'abord parce qu'un enregistrement signé par le contrebassiste Luigi Trussardi n'est jamais anodin : cet homme-là possède en propre l'art de transmettre l'esprit du jazz, dont il a tout connu depuis quarante ans. Ensuite parce que Trussardi aime toujours à présenter de nouveaux talents, avec lesquels on le sent en parfaite connivence. Enfin parce que ce répertoire-là n'est pas si fréquenté (qui joue aujourd'hui les compositions de Gigi Gryce?), et qu'il n'est aucunement question de revival. Ecoutez par exemple la façon dont le pianiste Lau rent Courthaliac envisage l'univers de Monk : jamais dans l'imitation, mais avec un esprit neuf et curieux ; admirez la fougue des saxo phonistes Gaël Horellou (alto) et David Sauzay (ténor) dans Opus de Funk (Horace Silver) ou Shaw" Nuff (Parker / Gillespie) ; partagez le plaisir du batteur François Ricard (Salute to the Band Box). La diversité des formats, du duo au quintette, et la palette des couleurs sonores (Luîgi Trussardi utilise aussi la basse piccolo) soutiennent encore l'intérêt tout au long du disque. Une réussite supplémentaire à l'actif de ce leader aussi modeste que respecté, et de ces jeunes musiciens qui, de Collectif MU en Nuits blanches du Petit Opportun, en passant par le festival de Calvi, prouvent un peu plus chaque jour leur talent de jazzmen, sans ceillères stylis tiques.
Arnaud Merlin.

 

Lors de son dernier entretien avec Jazz Hot en 1999, Luigi évoquait son plaisir de jouer un jazz qu'il aime, qui swingue avec de jeunes musiciens qui redécouvraient avec lui la source vivifiante de la tradition. Cet album en est la parfaite illustration. Le programme : en noyau dure, quatre pièces parmi les plus denses des compositions de Monk; dont nous savons par ses emprunts systématiques dans ses albums précédents que Luigi est un passionné, et trois de Bud Powell parmi les plus parfaites, qui y répondent par leur forme très abouties ; cette structure élémentaire est animée de couleurs chatoyantes : Horace Silver (une valeur solide) et Gigi Gryce (un injustement oublié) répondent à Dizzy Gillespie-Charlie Parker et Kurt Weil. Le CD commence sur un ton sérieux avec le titre éponyme et se termine poétiquement dans un lyrisme tendre et serein sur un thème du compositeur de l'Opéra de Quat' Sous. Entre les deux, une sorte de feu d'artifice, celui de ma vie redécouverte avec ses jeunes complices. Les arrangements sont simples sans affectation, la solidité des compositions supportant la sobriété. Les interprètes jouent de la musique : pas de démonstration, une lecture attentive mettant en valeur la musicalité de chacun. Pas de faute de goût : un disque parfait dont la réussite tient aussi à la qualité exceptionnelle du répertoire choisi, d'une grande cohérence. L'unité du bebop y est célébrée dans toute sa diversité ; son classicisme le rend plus qu'intemporel, toujours jeune jusqu'à le faire dialoguer sans heurt avec la musique construite de Kurt Weill.
Félix W. Sportis

Luigi est un contrebassiste qui a contribué à mettre en valeur un certain nombre de musiciens des plus importants. Le voilà, cette fois, en tant que leader où son exploitation de la contrebasse vous donne la raison pour laquelle il est apprécié dans le monde du jazz. A ses côtés, Laurent Courthaliac (p), François Ricard (dr), David Sauzay (st) toujours explosif et très à l'aise dans le bop, Gaël Horellou, vigoureux sax alto, sur deux plages. Il témoigne sa reconnaissance au bebop en interprétant les pièces de ses illustres créateurs, T. Monk, B. Powell, H. Silver, G. Gryce, Gillespie, Parker. Il est à la fois métronome du temps et soliste accompli "Crépuscule with Nelly", "Salute to the band box", "my ship". Il fait aussi une mise au point de son talent et donne à ce style musical l'assurance qu'envers et contre tout, il sera toujours un défenseur des plus précieux.
Gérald MATHIEU

 

Le contrebassite Luigi Trussardi fait partie de ces contrebassistes européens qui ont accompagné tout un monde, y compris les plus grands, américains ou européens, dans l'univers des clubs, des standards et du swing qui reste au coeur de la pratique du jazz. C'est cette expérience, couvrant quelques décennies, qu'il apporte à ce nouveau CD, consacré aux compositions de Monk, Bud Powell et autres boppers. C'est ainsi qu'il aide à transmettre la grande tradition du bebop à ses jeunes partenaires et au public.
A la remarque de François Lacharme dans le livret - "Alors que tout, en musique, semble aujourd'hui tenir lieu d'évènement, il faut oser le chemin du bebop" - on aurait pu répondre que c'est quand même un changement que beaucoup empruntent, même de nos jours. Mais justement, ce n'est pas forcément l'audace qu'on recherche - ici on admire l'authenticité de ce bebop, en commençant par le répertoire, d'un goût irréprochable, et en continuant par le son de la section rythmique, très "d'époque". Une musique de répertoire, mais qui n'a pas pris une ride.
L'instrumentation varie tout au long du CD. Le ténor David Sauzay est à l'honneur sur quatre compositions, rejoint par le très chaud Gaël Horellou au sax alto pour deux morceaux, dont un "Shaw'nuff" endiablé. Le trio Courthaliac/Trussardi/Ricard se distingue sur "Wee See" de Monk, "Hallucinations" de Bud Powell (qu'on reconnaîtra comme étant le "Budo" des fameuses séances "Birth of the Cool" de Miles Davis), et "Salute to the Band Box" de Gigi Gryce. Enfin Trussardi, suivant l'exemple de Ron Carter, joue à l'archet une basse piccolo, quelque part entre le violoncelle et la contrebasse, sur "Crépuscule with Nellie" et le superbe "My Ship" de Kurt Weill, qu'on n'entend pas assez souvent. Malgré le solide travail du groupe sur les autres morceaux, ce sont ces deux-là, où les thèmes sont joués simplement, sans solo, que je préfère..
Tom STORER

Depuis plus de 40 ans, Luigi Trussardi officie en véritable Seigneur de la contrebasse, un instrument à la dimension de sa haute stature. Tout au long de sa carrière, Luigi a accompagné les plus grands solistes américains de passage à Paris - les "Dizzy", Chet Baker, Milt Jackson, Bud Powell, Johnny Griffin, et bien d'autres - et enregistre notamment aux côtés de Kenny Clark et "Philly" Jo Jones, deux géants de la percussion. Luigi Trussardi est "l'homme des certitudes". Aujourd'hui, en qualité de leader, il publie son troisième album ("Introspection"), entouré de quatre jeunes musiciens, bourrés de talent et d'enthousiasme. En leur compagnie, nous redécouvrons les splendeurs d'un "be-bop" vigoureux, aux couleurs vives et au swing généreux, à travers une dizaine de thèmes, signés des plus célèbres créateurs, les Bud Powell, Thelonius Monk; "Bird" et "Dizzy". Un régal ! Luigi et ses compagnons conjuguent la nostalgie au présent, selon l'expression de François Lacharme, improvisent à partir de standards éternels, composés voilà un demi-siècle et qui retrouvent l'éclat de la jeunesse ainsi parés de nouveaux habits de lumière...
Une mention spéciale au pianiste Laurent Courthaliac (retenez son nom). D'un pas assuré ce dernier marche sur les traces de ses prestigieux aînés américains, Thelonius Monk et Bud Powell (encore eux !), en s'inspirant de leur art, sans jamais les plagier ("We see", "So sorry please" et "Ruby, my dear"). Quant à David Sauzay au ténor et Gaël Horellou à l'alto, ils rivalisent d'imagination, tandis que le batteur François Ricard, avec souplesse et précision, souligne l'infaillible temps de maître Luigi.
Dr JAZZ

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