LA PLAYLIST ELABETH

"La" Playlist à écouter en mode "shuffle" ! Cliquez ci-dessous... Le player s'ouvre en mode "popup" ainsi vous pouvez écouter de la musique tout en continuant à naviguer. Cliquez ci-dessous... (Tous les titres de cette playlist sont disponibles au téléchargement gratuit via le menu "Bonus mp3" ou en passant par l'onglet "Télécharger" présent dans chaque album).
Player Elabeth

Twilight (CD) Agrandir

Twilight (CD)

Fabien Mary -

℗ & © 2002 - ELA 621043

Plus de détails

ELA 621043

Disponibilité : en stock !

Les clients qui ont acheté ce produit ont également acheté...

Musics

01 - I'm Getting Sentimental Over You
02 - Social Call
03 - Lullaby Of The Leaves
04 - Stockholm Sweetnin'
05 - I've Got My Love To Keep Me Warm
06 - I Should Care
07 - Tonk
08 - Fantan
09 - Mister M (Téléchargeable via l'onglet "Télécharger")
10 - Shiny Stockings
11 - Perdido

Fabien Mary : Trompette
Hugo Lippi : guitare
Nicolas Rageau : Basse
Mourad Benhammou : Batterie
Xavier Richardeau : Saxophone Baryton (Chansons 4 & 10)

Produit par Didier Drussant
Enregistré le 16 et 18 Juin 2002 au Studio du Petit Pont par Guillaume Billaux
Masterisé par Bruno Enriquez
Photo de Couverture : Lionel Barbe
Graphisme : Pierre-Yves Roudy

________________________________________________________________________

PREFACE DU CD (par Jean Szlamowicz) :

Merci a Hugo , Nicolas , Mourad et Xavier .Merci a toutes les personnes qui m'ont aidé dans mon parcours musical: mes parents, Patrick Jacques , Pascal Hellot, Francois Chassagnite, Remi Biet, Jacques Lecointre, Xavier Richardeau.

Le jazz est structuré comme un langage : il permet ainsi à ceux qui le parlent de s'y exprimer. Pour certains, c'est une langue maternelle, pour d'autres une langue apprise plus tardivement. S'il ne saurait y avoir d'Armstrong ou de Coltrane que parmi les « native speakers », le propre du jazz est d'avoir suscité suffisamment de passion pour que le monde entier ait voulu se saisir de ce langage. Fabien Mary fait partie de ces musiciens conduits par leur sensibilité à choisir le jazz comme matériau de leur expression.

Né en 1978 en Normandie, il est venu à Paris voici 4 ans. Depuis il est de tous les coups et force les autres trompettistes à reconsidérer leur maîtrise de l'instrument ! L'ubiquité de Mister M. jetait un doute sur sa musique personnelle : il disparaît avec ce premier disque car Fabien développe une personnalité instrumentale et une cohérence esthétique particulières. Certains accompagnent la musique des autres et y trouvent leur personnalité. D'autres prennent la parole et se créent un univers propre. Ce sont deux chemins de l'artisanat du jazz. Introspection pudique mais expressive, au groove d'un intimisme total, la musique de Fabien Mary repose sur une poésie du clair-obscur à la manière hyper-mélodique de ses maîtres Kenny Dorham et Clifford Brown. Forgée dans le swing et la méditation, elle ne renonce jamais au battement de semelle fondamental du jazz.
Le jazz est un champ d'expression qui naît du dialogue.
Dialogue avec l'histoire de cette musique, tout d'abord.
On pense à Louis Smith pour la délicatesse de « I Should Care », à Roy Eldridge pour le style mainstream de « I'm Getting Sentimental ». « Stockholm Sweetnin' » de Quincy Jones mettait jadis en vedette Art Farmer, quintessence de swing mélodique qui n'a pu qu'inspirer Fabien Mary. « Social Call » évoque l'altiste Gigi Gryce. Quand on connaît sa collaboration avec Art Farmer, Clifford Brown et Donald Byrd et qu'on sait que ce morceau a été écrit chez Idrees Sulieman, lui aussi trompettiste be-bop aux accents mainstream, on se dit que les renvois en miroirs ne manquent pas : il y a une nécessité cachée dans les choix de Fabien Mary. Dans le dialogue avec les uvres du passé, il a trouvé des affinités d'élection. Sa musique repose sur le legs de grands musiciens, ce qui est heureux : comment concevoir l'amour du jazz sans référence à ceux qui l'ont créé ?
Mais le jazz n'est pas une musique solitaire et le dialogue se fait aussi avec ses collègues. Les arrangements limpides font se répondre trompette et guitare avec un bonheur rare : Joe Pass et Wes Montgomery ont audiblement inspiré à Hugo Lippi le sens de la note juste. Malgré des accents blakeysants sur « Mister M. », Mourad Benhamou privilégie ici les balais et se met en retrait avec un Nicolas Rageau impeccable. Même Xavier Richardeau, d'habitude tranchant et incisif, surprend ici par l'aération mélodique de ses deux solos, sobres et poétiques. Avec goût, avec swing, tout le monde se met au diapason d'une esthétique de la suggestion et de l'évocation.
Le dialogue ultime, qui donne sens à l'art, c'est avec le public qu'il a lieu. Car enfin, parler dans le désert sibérien des vastes bâtiments subventionnés pour que personne ne vienne écouter une musique faite pour ne pas être entendue n'a jamais vraiment fait vibrer le cur du jazz. Fabien Mary, lui, fréquente les clubs de Paris : le Franc Pinot, le Petit Opportun C'est là qu'il rencontre ses pairs : David Sauzay, Yves Brouqui, Xavier Richardeau, Fabien Marcoz, Laurent Courthaliac C'est là qu'il apprend et dialogue, qu'il joue et respire.
Malgré son classicisme, c'est un disque étrange, en tout cas intriguant, fait de miniatures à la virtuosité simple ou à la complexité évidente où chaque solo est un miracle architectural de feeling. Ce premier disque augure bien de l'avenir : on ne sait ce qu'il en sera dans 30 ans (car un jazzman est fait pour durer, sinon, ça n'est pas un jazzman, seulement un musicien qui a fait du jazz) mais on sait au moins qu'il reste dès à présent une trace d'un moment de musique nécessaire.
Jean Szlamowicz, JAZZ HOT

________________________________________________________________________


ARTICLES DE PRESSE :

Awards: 3 étoiles
Premier disque en leader , enregistré en juin 2002, d'un trompettiste né en 1978. Quartette sans piano mais avec guitare, tenue par un autre jeune, Hugo Lippi, qui a une conception dynamique de l'accompagnement. Le guitariste ne suit pas le trompettiste. Il n'est pas en avance non plus, ni en retrait. Il est sur la même ligne, et réalise des contrechants qui suscitent l'adhésion. Présent au saxophone baryton dans deux titres, Xavier Richardeau apporte une couleur supplémentaire, sans que ne soit modifiée la structure du quartette. Fabien Mary est de ceux qui savent s'inscrire dans la longue continuité de la trompette bop sans renoncer à l'expression d'une réelle personnalité. À son écoute, les noms qui viennent à l'esprit sont ceux de Clifford Brown, Donald Byrd, Kenny Dorham, Louis Smith, et même Roy Eldridge. Fabien Mary est simplement lui-même, avec une sonorité légèrement aciduiée, et une retenue qui lui fait éviter le recours au passage en force. Ce qui colle bien, une fois encore, avec le jeu de son collègue guitariste. Souhaitons une confirmation de cette association dans un proche avenir.
Joël Pailhé

 

 

Lecteurs de Jazzotte, vous connaissez déjà ce jeune trompettiste de 24 ans (n° 593) dont le swing racé en fait l'un des talents les plus évidents et les plus prometteurs de la nouvelle génération. Maturité et caractère, voilà ce qui frappe chez Fabien Mary, lequel assume sans complexe la pratique d'un style de facture «classique », en tous les cas celle d'un jazz enraciné dans sa réalité culturelle. Il s'approprie ainsi, avec humilité et intelligence, une musique née quarante ou cinquante ans avant lui, et dont il transmet fidèlement l'esprit sans oublier d'être lui-même. Mary expose avec ce premier opus, Twilighi, une profession de foi jazzistique véhiculant les valeurs essentielles de cet art: beauté, simplicité, générosite. Sans artifices de mode ni esbroufes techniques, il privilégie une approche impressionniste et très méloclique, dotée d'une rythmique enlevée. Ce talentueux disciple de CliffordBrown, aborde avec la même aisance les thèmes rapides (« l'm Getting Sentimental Over You ») ou plus lents (« I Should Care»): tantôt pétillant, tantôt mélancolique, il maîtrise excellemment l'espace sonore, instaurant l'ambiance dès les premières notes. Poursuivant au fil des plages leur dialogue, Mary et Lippi se répondent avec une complémentarité complice, particulièrement étroite sur « Lullaby of the Leaves». Le duo avec Xavier Richardeau, invité sur « Stockholm Sweetnin' » et «Shiny Stockings», est tout aussi enthousiasmant: la rondeur bonhomme du baryton s'accorde au mieux avec les clairs-obscurs de la trompette. Au final, un album qu'on effeuille comme un recueil de nouvelles, poursuivant d'une à l'autre le même récit. Celui de la belle histoire du jazz, d'Amérique et de France, d'hier et d'aujourd'hui.
Jérôme Partage

 

Tout juste 30 ans, et déjà son enthousiasme à la trompette fait plaisir à entendre. Il a dû écouter attentivement les ténors du genre comme Clifford Brown, car il possède une jolie sonorité précise et juste, plus un sens pointu du swing. il est alimenté par une belle rythmique Hugo Lippi (g), Nicolas Rageau (cb), Mourad Benbammou (dms), tous trois très attentifs au leader lui donnant un soutien constant et appliqué. En guest le baryton Xavier Richardeau émouvant et subtil. 11 morceaux classiques mais toujours d'actualité et mis au goût du jour. Encore un petit gars qui sait de quoi il parle et nous le prouve d'une jolie façon avec une facilité désarmante. Elabeth a eu le nez creux de nous le présenter.

 

Un délice
Nous avons enfin en France en la personne de Fabien Mary (écoutez son exposé de "I Should Care") et Hugo Lippi (quel beau solo sur le "Stockholm Sweetin'" de Quincy Jones !) l'équivalent du savoureux duo trompette-quitare que formèrent aux Etats-Uni Ruby Braff et George Barnes. Complété à merveille par Le solide Nicolas Rageau à la contrebasse et par Mourad Benhammou à la batterie, véritable accompagnateur swinguant avec une légèreté bienvenue (excellents 4/4 sur "I've Got my Love to Keep me Warm"), ce duo déguise ses audaces sous les apparences du naturel et de la facilité. Lorsque Xavier Richardeau se joint au baryton, on ne peut que penser au tandem Chet Baker-Gerry Mulligan. Leur belle fraîcheur, leur engagement sans complexe dans une tradition qu'ils maîtrisent convenablement, offre à ces jeunes gens un bel avenir musical. En attendant, dégustez sans modération ce bijou de swing qui fait la part belle aux charmes ditticiles mais supérieurs de la mélodie.

Ceux qui ont entendu Fabien Mary au sein du big band de Michel Pastre connaissent les qualités de ce trompettiste de vingt-quatre ans : aisance technique déjà impressionnante, vélocité et imagination héritées de son maître Clifford Brown, musicalité constante, sens du swing. Autant d,atouts manifestés dans ce premier album en leader où, remarquablement entouré, il exprime une personnalité bien affirmée qui n,exclut pas une modestie de bon aloi. En effet, à l,inverse de nombre de jeunes musiciens pressés de jouer « leur » musique, il pose ses pas dans ceux de ses devanciers Brown, mais aussi Art Farmer ou Kenny Dorham tout en marquant de son empreinte des standards (I,m Getting Sentimental Over You, I Should Care, Shiny Stockings, Perdido, entre autres) qui lui permettent d,exploiter toutes les facettes de sa sensibilité. Une démarche qui n,a rien de revivaliste au sens péjoratif du terme. Du reste, la qualité des arrangements privilégiant les dialogues trompette-guitare (superbe Hugo Lippi), les interventions dans Stockholm Sweetnin, et Shiny Stockings de Xavier Richardeau, l,efficacité discrète de la rythmique, tout concourt à la complète réussite de ce cd rafraîchissant. Hautement recommandable, est-il utile de le préciser ?
Jacques Aboucaya
, le12 novembre 02.


Pemier disque en leader d'un jeune trompettiste dont on commence à parler. À juste titre. Le titre est sans équivoque : ce crépuscule, c'est l'annonce d'une soirée d'émoi et de rigueur. Étrangère à tout effet facile, à tout artifice, La musique est dépouillée - on ne triche pas avec la trompette, longtemps emblématique du jazz (avant d'être concurrencée par le saxophone). Et Fabien Mary, au fil d'un discours "bop" orthodoxe aux influences affichées sans complexe (celle, entre autres, de Donald Byrd), s'impose d'emblée par sa maîtrise technique et une inspiration sans failles. Une seule composition du signataire du disque (Mister M) - ce qui est plutôt rare par les temps qui courent - et des standards, Le tout servi par un quartette au drive réjouissant, transformé pour deux plages en quintette par L'addition de Xavier Richardeau, employeur habituel du trompettiste. La découverte d'un guitariste remarquable n'est pas le moindre intérêt de cet enregistrement : solide accompagnateur, Hugo Lippi fait preuve d'assez de maturité pour inventer des soli inspirés. Et puis, last but not least, la solidité rythmique de Nicolas Rageau, ses chorus à La WiLbur Ware, et Le mélange d'efficacité et de bon goût de Mourad Benhamou complètent remarquablement cet opus inaugural, qui, plutôt que "prometteur", constitue déjà une promesse brillamment exaucée. On attend une suite avec impatience.
Thierry Leboff

Jeune trompettiste en activité incessante depuis quelques années, de la petite formation bop au big band, Fabien Mary fait une entrée au disque de belle facture. Dans la tradition d'un apprentissage bien mené, Mary rend à ses aînés et sources d'inspiration ce qu'il leur doit. Avec beaucoup de goût et d'attention, Mary n'a pas bâti un répertoire qui ne puise que dans le fonds le plus connu du grand livre de l'histoire du jazz, mais dans des à-côtés qui deviennent autant de possibles (re)découvertes. "Social Call", de Gigi Gryce, "Tonk", de Ray Bryant, "Fantan", de Russ Freeman, ou "Shiny Stockings", de Frank Foster, il fallait y penser. Et quand les partitions de Quincy Jones ou Irving Berlin sont sollicitées, ce n'est pas non plus dans le sens le plus évident de leurs auteurs. Avec le guitariste Hugo Lippi, le contrebassiste Nicolas Rageau et le batteur Mourad Benhammou, Fabien Mary installe un univers qui, pour être clairement repéré les années 194o et 195o), n'est pas abordé par son versant nostalgique, en surface, mais bien en tant que musique intimement vécue aujourd'hui. Pour entamer 2003 en reprenant envie avec le swing du jazz et son imaginaire mélodique, Twilight (,"Le Crépuscule", intitulé contradictoire avec la lumineuse expression de ses interprètes) s'impose.

Nouveau jeune trompettiste français de 22 ans, Fabien nous livre ici un album avec presque que des standards. Il est allé chercher loin pour être original dans les arrangements. Il y réussit parfaitement. Kenny Dorham et Clifford Brown sont deux de ses influences. J'aime aussi le choix des thèmes (de Gigy Gryce, Frank Foster, Ray Bryant). Un 4tet plein de finesse, qui favorise la note à la technique, l'émotion à l'esbroufe. C'est tellement rare de nos jours qu'il faut le crier haut et fort. La rythmique est magnifiquement soudée avec Hugo Lippi qui est absolument délectable tant il est inspiré et chaleureux. Xavier Richardeau, au baryton : c'est quelque chose aussi! Oui, vraiment, pour un premier CD, c'est un coup de maître. On attend la suite avec impatience Fabien, et vite !

Accédez à notre chaine Youtube
Youtube

Donner votre avis

Twilight (CD)

Twilight (CD)

Fabien Mary -

℗ & © 2002 - ELA 621043

Donner votre avis